Carnet de Voyage

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Présentation

Carnet de voyage, séminaire Fiction/Non Fiction organisé par le LASLAR et l’ERLIS (Université de Caen), du 2 octobre 2014 au 12 mars 2015.

Résumé

Quatre séances autour d’un axe unique, « le carnet de voyage », genre et format hybrides par excellence, qui se trouve au carrefour entre fiction et non fiction et constitue en soi l’une des passerelles privilégiées entre littérature, arts graphiques, arts plastiques, photographie et cinéma. Le carnet de voyage comme axe thématique qui peut être journal de bord, carnet de route, carnet d’illustrateur invite aussi à examiner les liens et les différences avec le récit de voyage et le journal intime, entre autres.

Variations autour du carnet de voyage

Intervenantes

  • Pascale Argod (Université Bordeaux-Montaigne) ;
  • Isabelle Lavergne (Université Paris-Sorbonne).

Résumé : Pascale Argod

Pascale Argod est docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, et spécialiste de l’histoire des carnets de voyage[1]. Selon elle, le carnet de voyage est un sous-genre de la littérature, qualifié de documentaire touristique. Il est souligné son caractère hybride (une interférence entre arts et médias), intentionnel (un point de vue documenté selon Jean Vigo) et sensoriel, de même que la confusion auteur/narrateur qu’il entretient. Son origine remonterait aux carnets réalisés par les artistes en formation en Italie, dans le cadre du Prix de Rome.

Quand il est publié comme album, le carnet de voyage peut prendre la forme d’un livre d’artiste, d’un roman graphique, d’un storyboard (exemple : Saul Steinberg, Robert Crumb, Hugo Pratt). Il peut aussi être une ethnofiction, un documentaire historique ou de création, un carnet de reportage, un reportage d’expédition, un carnet de recherche ou une esquisse (chez l’illustrateur-chercheur), un compte-rendu.

Le carnet de voyage existe à la télévision. Exemples :

  • chez Antoine de Maximy ;
  • dans Le Sens de la marche et Voyage au Tibet interdit de Priscilla Telmon (2005) ;
  • dans Les Carnets de voyage de Bernard Giraudeau (2000) ;
  • dans les émissions Dans la nature avec Stéphane Peyron (1993-1997), Thalassa (depuis 1975), Des trains pas comme les autres (depuis 1987), Rendez-vous en terre inconnue (depuis 2004) , Échappées belles (depuis 2006) ;
  • dans les émissions Envoyé spécial (numéro « Carnets de Voyage »), Faut pas rêver (numéro « Dans les pas de… Jules Verne ») ;
  • dans l’émission le Roadbook et la série « Marco & Paula : Carnets d’ailleurs » de l’émission Des mots de minuit (France Télévisions) ;
  • Sur les traces de Tintin ;

Il existe aussi au cinéma. Exemples :

Parfois, le carnet de voyage perd en artialité ce qu’il gagne en intermédialité et en hypertexualité[3]. Argod parle ainsi des installations muséales, des vblog, des jeux vidéo (exemple avec Karen Guillorel), des applications Web (exemple avec la société Aquafadas), des ciné-spectacles, et de la position de spect-acteur.

Résumé : Isabelle Lavergne

Isabelle Lavergne est docteure en littérature italienne. Elle travaille notamment sur le poète hermétiste italien Giorgio Caproni, étudié en France depuis la fin des années 1970.

Lavergne a adapté son poème Stances du funiculaire (Stanze della funicolare, 1952) en gravures.

Références

  1. Le blog universitaire de Pascale Argod
  2. Voir les Carnets de Jean-Louis Porte
  3. ARGOD, Pascale. « Le carnet de voyage, de l’artialité vers l’intermédialité ». Revue Proteus, Cahiers des théories de l’art, n°1, « Le médium », janvier 2011, pages 27-35

Autres références

  • Les travaux d’Henry Jenkins, théoricien de la narration transmédia.
  • CAPRONI, Giorgio. L’œuvre poétique. Traduction : Isabelle LAVERGNE & al. Galaade Éditions, 2014
  • ODIN, Roger. De la fiction. De Boeck Supérieur, 2000