Un trauma « Made in Hollywood » ?

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Présentation

Trauma “Made in Hollywood”? The Representation of Trauma and Healing in Selected Hollywood Films, séance du séminaire ERIBIA Après la bataille : la mémoire restituée, organisée le 07 avril 2014 à l’Université de Caen.

Intervenants

Tomáš Pospíšil (Masaryk Universty Brno, Cz)

Résumé

Based upon selected case studies, the seminar will examine various representations of trauma as they are traditionally constructed by mainstream American cinema. A thematic focus on the portrayal of the impact of a variety of traumatic events, as well as on the processes of their healing, will be further combined with a focus on the screen representation of blackness, as most of the selected protagonists happen to be African-American. The presentation will map the mutually intersecting elements of trauma and blackness, ranging from the suffering heroes of the coming home movies Home of the Brave (1949, 2006), the representation of the unholy visitations of the ex-slave Sethe in Jonathan Demme’s 1998 adaptation of Beloved, through the portrayal of the problematic healing of Hale Berry’s Leticia Musgrove in the dark Southern drama Monsters’ Ball (Marc Forster, 2001), comment on the typical strategies of their deployment, and their evolution over time.

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Selon la professeure de lettres Cathy Caruth, le trauma (ce qui provoque un traumatisme) est une réponse psychique à un évènement insoutenable, sous forme de rêves ou hallucinations répétées.

Les films choisis par Pospíšil sont :

  • Home of the Brave (Mark Robson, USA, 1949) ;
  • Beloved (Jonathan Demme, USA, 1998) ;
  • Monster’s ball (Marc Forster, USA, 2001) ;
  • Home of the Brave (Irwin Winkler, USA, 2006).

Ces films traitent en particulier du trouble de stress post-traumatique (posttraumatic stress disorder) chez des personnages africains-américains.

En tant que spécialiste de la représentation des multiculturalismes aux États-Unis (et notamment des Africains-Américains), Pospíšil constate que la représentation du trauma et ses enjeux diffèrent selon les groupes ethno-culturels. La professeure Kali Tal, spécialiste en trauma studies, a fait le même constat. Le cinéma a su mettre à jour ces différences dès 1949. C'est l'année du « problème de l’image » (« problem pic », Pospíšil), c'est-à-dire le passage de l’invisibilisation du pluralisme ethno-culturel à la représentation de stéréotypes. Les films caractéristiques de ce passage sont :

  • Pinky (Elia Kazan, USA, 1949) ;
  • Intruder in the Dust (Clarence Brown, USA, 1949) ;
  • No Way Out (Joseph L. Mankiewicz, USA, 1950) ;
  • Home of the Brave.

Selon Pospíšil, le recours aux stéréotypes dans le cinéma est révélateur de la société, et demeure préférable à l’invisibilisation.

Références